Symbole du partenariat: la fontaine au basilic bâloise à Shanghai
Une authentique pièce bâloise se trouve désormais à Shanghai: en effet, la métropole rhénane a offert l’une de ses fontaines au basilic originales à la très importante cité portuaire et ville industrielle de Chine en signe d’amitié entre deux pôles économiques, culturels et de recherche qui partagent des intérêts communs.

En avril 2009, le Vice-président du Conseil d’Etat Dr. Carlo Conti a inauguré l’emblème de Bâle dans la ville chinoise partenaire – en présence de personnalités et de médias locaux, de représentants et représentantes des autorités suisses, d’associations et d’entreprises, de Bâloises et Bâlois de l’étranger, sans oublier de nombreux curieux. Depuis lors, Bâle est également présente physiquement dans le partenariat. Le cadeau de la ville de Bâle – petit mais joli – a fait grand effet et a incité la municipalité de Shanghai à lui consacrer une brochure.
Jeunes et moins jeunes peuvent admirer l’élégante fontaine verte datant du XIXème siècle dans le parc réaménagé de Butterfly-Bay, dans le quartier Jing'An. Les visiteurs sont invités à faire parvenir leurs photos au Département des Relations extérieures et promotion. Ils peuvent également les poster directement sur la page Facebook officielle du partenariat.
Download: Instructions à la Basilisk fontaine à Shanghai
Un emblème bâlois: la fontaine au basilic
La fontaine au basilic doit son existence à un concours organisé en 1884. Conçue par l’architecte et dessinateur Wilhelm Bubeck (1850 - 1890), elle a été fondue en 50 exemplaires. Jaillissant de la gueule d’un dragon, l’eau se déverse dans un bassin rond. Elle rafraîchit à la fois hommes et animaux, puisqu’un abreuvoir destiné aux animaux de compagnie est situé au pied du bassin. Actuellement, il existe encore 28 fontaines au basilic à Bâle, situées dans des espaces publics, et on en compte quelques autres sur des propriétés privées.
Un couple singulier: Basilea et le basilic
Bâle vient de « Basileus », qui signifie «roi» ou «souverain» en grec, et la ville s’appellerait donc « la souveraine ». La parenté linguistique avec le basilic est manifeste. A Bâle, cette créature fabuleuse terrifiante, très populaire au Moyen Âge, a été très souvent représentée portant les armes de la ville. D’ailleurs, la première « fontaine au basilic », en pierre, se trouve dans l’Augustinergasse, où un basilic magnifiquement ouvragé datant de 1530 tient les armoiries de Bâle.
Le basilic – animal de légende au service de la ville
Au Moyen Âge, le « roi des serpents » était généralement représenté avec une tête de coq couronnée et le corps d’un serpent, on le retrouve d’ailleurs dans plusieurs régions d’Europe. Le premier écrit à mentionner les basilics porteurs d’armoiries date de 1448. Plusieurs légendes se contredisent sur la manière dont le basilic aurait accédé à cette honorable fonction: ainsi, un marchand ambulant aurait exhibé un basilic empaillé pendant le Concile de Bâle (1431 - 1449). Une autre légende rapporte qu’un basilic vivait depuis des temps immémoriaux dans une caverne et que la fontaine des tanneurs a ensuite été érigée au-dessus de celle-ci, comme le rappelle l’inscription de la fontaine du Gerberberglein.

